La construction a toujours ses bases, et la première chose à prendre en compte, dans tous les types de constructions et avant de tracer les premiers traits dans une parcelle quelconque, est la nature du terrain. Les zones inondables paraissent en premier lieu inconstructibles, mais les nouvelles techniques du génie civil et le développement rapide de ce domaine ont prouvé le contraire, et ont trouvé des solutions techniques pour construire dans ces zones en toute sécurité.

Qu’est-ce qu’une zone inondable ?

Une zone dite inondable est une zone dont les caractéristiques géographiques la rendent apte à se noyer dans l’eau, c’est-à-dire qu’elle a déjà été recouverte en eau dans le passé, ou bien la nature de l’assiette en question est exposée à de futurs risques d’inondations provoquées par des raisons climatiques naturelles ou bien par le biais d’une activité humaine quelconque.

Est-ce possible de détecter une zone inondable ?

Grâce à la cartographie, il est possible d’identifier les éventuels risques d’une zone inondable n’importe où dans le monde. Il existe des indicateurs de ce type de zones qui permettent aux décideurs de mettre en place certaines mesures de sécurité :

  • L’imperméabilisation du terrain ;
  • L’abondance des sols dénudés dans la zone ;
  • La manifestation du phénomène de déforestation ;
  • Le changement climatique.

Les règles principales pour construire dans une zone inondable

Avant de procéder à transformer une zone inondable en une zone constructible, et pour connaitre le degré des risques d’inondations, il faudrait prendre en compte le type de la zone définie, selon le tableau suivant :

Degré du risque
Type de la zone
Fort Zone rouge
Moyen Zone orange
Faible Zone jaune
Résiduel Zone verte

Ainsi, les règles à ne pas zapper lorsque l’on prévoit de construire dans ce type de terrain sont les suivantes :

  • Toujours faire référence aux obligations inscrites aux documents de la réglementation du pays ou de la région de construction, parce que ces dernières aident en premier lieu à distinguer le degré de risque d’inondation de la zone, et ainsi décider de la constructibilité du terrain.
  • Prévoir une bonne implantation : c’est-à-dire prendre en compte les écoulements des eaux pluviales et ménagères.
  • Choisir les matériaux de construction adéquats à ce type de terrain : surtout ceux utilisés dans les fondations, les sous-sols et les cloisonnements afin de limiter les efforts destructibles des éventuelles pressions appliquées sur ces derniers.

Pour la zone rouge, il est souvent difficile d’avoir le permis de construire, mais ça n’a pas empêché des chercheurs de développer de nouvelles techniques qui pourraient minimiser les risques afin de rendre cette dernière constructible. On parle ici de la mise en place d’un dispositif ou un support flotteur, exécuté dans un thermoplastique typique très épais, qui va servir à la fois de support et de coffrage à la dalle du béton. La poussée d’Archimède est transmise ainsi par ce dernier lors de l’inondation. Le procédé, reposant sur des semelles en béton armé, est ensuite couronné par des colonnes de pilotage qui empêcheront la plate-forme de dériver.